Publié dans Politique

Spoliation foncière à Antsirabe - L’ancien maire d’Antsirabe et ses complices sous contrôle judiciaire

Publié le vendredi, 14 février 2025

Une fois de plus les enquêtes du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) ont porté ses fruits. Cette fois-ci c’est une affaire de spoliation foncière à Antsirabe, impliquant l’ancien maire de la Commune urbaine et plusieurs de ses collaborateurs, qui a été révélée au grand jour après le détournement de fonds au ministère de l’Economie et des Finances. Le BIANCO a lancé une enquête après des allégations précises concernant des irrégularités survenues lors de la répartition de terrains domaniaux à Ambohimanarivo, en 2018, dans le cadre d’un projet ambitieux de construction d’un hôpital mère-enfant soutenu par le Royaume du Maroc. 

Ce projet, qui aurait pu bénéficier à la communauté, a été entaché par des actes de corruption, impliquant des membres d'une commission créée pour redistribuer les parcelles restantes. En effet, la commission, « commission Tany », était censée représenter à la fois la Municipalité et les villageois, mais elle a été également compromise. Le 6 février 2025, dix-sept (17) personnes, y compris l’ancien maire, ont été placées sous contrôle judiciaire pour leurs actes répréhensibles tandis que quatre (4) autres ont bénéficié d’une libération provisoire en attendant leur procès.

Selon les enquêtes, plusieurs terrains, qui auraient dû être réservés à l’hôpital, ont été attribués illégalement à des membres de cette commission et à leurs proches, sous prétexte de conformité légale. L’enquête a mis en lumière un réseau complexe où des prête-noms, souvent sans connaissance des transactions, étaient utilisés pour dissimuler la véritable nature de ces attributions. « Avec la complicité du responsable des affaires juridiques de la Commune, le réseau utilisait des prête-noms pour préparer les documents administratifs et obtenir les titres fonciers. Ces prête-noms n’étaient même pas informés de l’inscription des terrains en leur nom », indiqua le BIANCO. Ces pratiques révèlent une grave crise de confiance envers les institutions locales et mettent en exergue la nécessité d’un renforcement des mécanismes de contrôle pour prévenir de telles dérives à l’avenir. Les conséquences de cette affaire sur le tissu social et économique d’Antsirabe pourraient être significatives, rendant impératif un rétablissement de l’intégrité publique et de la responsabilité au sein des autorités locales.

Nikki Razaf

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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